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Archétypes de marque : définition et comment choisir celui qui révèle vraiment votre marque

Photo du rédacteur: Mathilde
Mathilde
16 juin
5 min de lecture

Les marques évoluent.

Elles grandissent. Elles se diversifient. Elles recrutent.

Elles ouvrent de nouveaux marchés.

Et parfois, sans même s'en apercevoir, elles s'éloignent progressivement de ce qui faisait leur singularité.

Les messages se multiplient. Les prises de parole deviennent plus consensuelles.

Les équipes interprètent différemment ce que représente la marque.

Quelque chose se dilue.

C'est souvent dans ces moments-là que la question des archétypes de marque devient intéressante.

Non pas comme un exercice de communication.

Mais comme un moyen de retrouver un fil conducteur.

Un repère capable de remettre du mouvement là où la cohérence commence à se fragiliser.


Qu'est-ce qu'un archétype de marque ?


Un archétype de marque est une personnalité universelle à laquelle une entreprise choisit de s'identifier.


Le concept trouve son origine dans les travaux du psychiatre Carl Jung, qui observait que certaines figures reviennent constamment dans les récits humains : le héros, le sage, le créateur, l'explorateur ou encore le protecteur.


Ces figures nous sont familières.

Nous les reconnaissons instinctivement.


Lorsqu'une marque s'appuie sur un archétype, elle adopte une manière particulière de voir le monde, de s'exprimer et d'interagir avec ses clients.

L'archétype devient alors un langage commun.

Il influence :

  • le positionnement de marque ;

  • le ton de voix ;

  • l'identité visuelle ;

  • l'expérience client ;

  • les décisions stratégiques.


Bien utilisé, il ne crée pas une personnalité artificielle.

Il révèle ce qui est déjà présent dans la marque.


Pourquoi les archétypes de marque sont-ils devenus si importants ?


Dans un environnement saturé de messages, les consommateurs ne choisissent plus uniquement des produits ou des services.

Ils choisissent des univers.

Des valeurs.

Une manière d'être au monde.


Pour une entreprise, l'enjeu n'est donc plus seulement d'être visible.

Il est d'être reconnaissable.


Les archétypes permettent précisément cette reconnaissance.

Ils créent de la cohérence dans le temps.


Ils facilitent l'alignement entre la vision du dirigeant, la culture interne et l'expérience vécue par les clients.


Lorsqu'une entreprise traverse une phase de croissance, de repositionnement ou de transformation, ils deviennent même un outil stratégique particulièrement utile.

C'est dans ces moments de bascule qu'il est essentiel de revenir à l'origine de la marque.

Un diagnostic stratégique permet alors de clarifier ce qui mérite d'être préservé, ce qui doit évoluer et ce qui peut remettre l'organisation en mouvement.



Les 12 archétypes de marque



Les archétypes ne sont pas figés.


Une même marque peut mobiliser plusieurs énergies.


Veja, par exemple, combine une posture de Rebelle en questionnant les modèles traditionnels de l'industrie textile et une dimension de Sage à travers sa démarche de transparence et de pédagogie.


Archétype principal : Le Rebelle

"Refus des règles établies de l'industrie fashion."

  • remise en question des pratiques de la mode

  • transparence radicale

  • refus du marketing traditionnel

  • volonté de changer le système plutôt que de l'améliorer à la marge

Archétype secondaire : Le Sage

"Volonté d'éclairer et d'informer."

  • pédagogie sur les filières de production

  • communication factuelle

  • explication des choix et des impacts

  • recherche de cohérence et de compréhension

Archétype tertiaire : Le Protecteur

"Souhait de prendre soin du vivant."

  • respect des producteurs

  • attention portée aux matières

  • impact environnemental

  • commerce plus équitable


Si Veja était 100% Rebelle, la marque pourrait devenir dure ou militante.

Le Sage apporte :

  • de la crédibilité,

  • de la pédagogie,

  • de la nuance.

Le Protecteur apporte :

  • de l'empathie,

  • de l'engagement,

  • une finalité positive.


C'est la combinaison des trois qui crée une marque singulière.


L'important n'est pas de faire entrer une marque dans une case, mais d'identifier l'énergie dominante qui guide ses décisions et nourrit son mouvement.


Comment définir son archétype de marque ?


Contrairement à une idée reçue, l'archétype ne se choisit pas comme on choisirait une nouvelle identité visuelle ou une campagne de communication.

Il se révèle.

Il existe déjà, souvent de manière diffuse, dans l'histoire de l'entreprise, les convictions du dirigeant, la culture des équipes et la relation entretenue avec les clients.

L'enjeu consiste à le rendre visible et cohérent.


Revenir à l'origine

Avant d'observer ce que la marque dit, observez ce qui l'a fait naître.

Pourquoi existe-t-elle ?

Quelle conviction défend-elle ?

Quel manque ou quelle tension cherchait-elle à résoudre à l'origine ?

Les réponses permettent souvent de faire émerger une première orientation archétypale.

Écouter ce que les clients perçoivent

Une marque n'est pas uniquement ce qu'elle affirme être.

C'est aussi ce qu'elle laisse ressentir.

Interrogez vos clients, partenaires ou collaborateurs :

  • Quels mots utilisent-ils pour parler de votre marque ?

  • Quelle émotion leur inspire-t-elle ?

  • Quelle personnalité lui attribueraient-ils ?

Leurs réponses révèlent souvent des éléments que l'entreprise ne voit plus elle-même.

Identifier l'énergie dominante

Certaines marques invitent à dépasser ses limites. D'autres rassurent. D'autres encore inspirent, provoquent ou transmettent.

L'archétype se situe souvent dans cette énergie dominante.

Celle qui traverse les prises de parole, les décisions et les expériences proposées aux clients.

Choisir un archétype principal

Une marque peut présenter plusieurs facettes.

Pour autant, les marques les plus cohérentes s'appuient généralement sur un archétype principal, parfois enrichi d'un archétype secondaire.

Cette combinaison apporte de la nuance sans brouiller la perception.

L'incarner dans chaque point de contact

L'archétype n'a de valeur que s'il est vécu.

Il doit se retrouver dans :

  • le ton de voix ;

  • l'identité visuelle ;

  • le vocabulaire ;

  • l'expérience client ;

  • les réseaux sociaux ;

  • les emails ;

  • le service client ;

  • les recrutements ;

  • les décisions stratégiques.

C'est cette cohérence qui crée la confiance et la désirabilité.

Accepter qu'il évolue avec la marque

Une marque reste vivante.

Son expression peut évoluer avec le temps, les usages et les ambitions de l'entreprise.

L'essentiel n'est pas de figer un archétype pour toujours, mais de conserver un cap suffisamment clair pour accompagner le mouvement sans perdre son identité.


Peut-on avoir plusieurs archétypes ?


Oui comme nous l'avons vu avec l'exemple de Veja.

Mais avec prudence.


Les marques les plus cohérentes s'appuient généralement sur :

  • un archétype principal ;

  • un archétype secondaire.

Au-delà, le risque est de brouiller la perception.

Une marque qui cherche simultanément à être rebelle, protectrice, créative et souveraine finit souvent par ne plus être clairement identifiée.

La cohérence reste un facteur de désirabilité majeur.


Les erreurs les plus fréquentes


Copier un concurrent

Ce n'est pas parce qu'un acteur de votre marché incarne un archétype avec succès qu'il est pertinent pour votre marque.

Confondre archétype et cible

L'archétype parle de la personnalité de la marque.

Pas du profil du client.

Changer constamment de registre

Une campagne peut évoluer.

Une marque, elle, doit conserver un socle stable.

Réduire l'archétype à la communication

Un archétype n'est pas un sujet publicitaire.

C'est un sujet de direction de marque.

Il influence autant la culture interne que la prise de parole externe.


L'archétype : un outil de mouvement plus qu'un outil de storytelling


Les archétypes sont souvent présentés comme un outil narratif.

Ils sont bien plus que cela.

Ils permettent à une marque de rester alignée lorsqu'elle grandit.

De prendre des décisions plus cohérentes.

D'éviter les effets de mode.

De renforcer son incarnation.

Car une marque forte n'est pas une marque qui change sans cesse.

C'est une marque qui sait évoluer sans perdre son essence.

L'archétype agit alors comme un repère.

Un point d'appui.

Une façon de garder le cap lorsque le marché, les usages ou l'organisation appellent un nouveau mouvement.


Et si votre marque avait simplement besoin de retrouver sa cohérence ?


Lorsque la marque perd en lisibilité, que les équipes ne portent plus tout à fait le même discours ou que la croissance commence à diluer l'identité d'origine, le sujet n'est pas toujours de tout reconstruire.

Parfois, il s'agit simplement de clarifier ce qui est déjà là.

C'est souvent à cet endroit que commencent les transformations les plus durables.

Si vous vous interrogez sur le positionnement de votre marque, son incarnation ou sa capacité à soutenir votre trajectoire de croissance, je serai ravie d'échanger avec vous.

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